Mardi 5 mai 2009.
Il est 15h45, je viens de jeter la dernière cigarette de mon paquet, il y a exactement 30 minutes, en promenant mon chien.
C'est donc le grand départ, celui tant attendu, celui d'une vie sans fumée, sans tabac, sans nicotine. Je ne me rends pas encore bien compte des difficultés qui m'attendent à cours terme. Je suis
déjà passé par là étant donné que j'ai déjà plusieurs tentatives de sevrage à mon actif, mais c'est à chaque fois différent. Je sais simplement que les 3 premiers jours sont cruciaux, ce sont
ceux-là les plus durs à affronter, il va falloir faire face au sevrage physique et psychologique en même temps, ça va être le grand virage. Je sais aussi qu'habituellement je suis un peu plus
euphorique les premiers jours, un peu comme un état hypomane. J'ai donc quelques idées sur la façon dont ça va se passer, comme cette façon de vivre des moments de dépersonnalisation
par moments. Le fait de connaitre un peu où je vais doit être une aide, certainement. Moins d'anxiété à sauter le pas.
Ca fait donc peu de temps, mais on peut d'ores et déjà considérer que je suis un ex-fumeur, même si ce n'est que le début.
Signe ou pas (je ne suis pas ésotérique ou mystique), juste après avoir jeté ce dernier mégot mes yeux se sont portés sur le chemin sur lequel je marchais, et j'ai trouvé par hasard un trèfle à
quatre feuilles. Etrange. Signe anonciateur ? On verra bien...
Juste pour bien situer les choses, je fume depuis 16 années, environ 15 cigarettes par jours, de façon intense, sans prendre le temps, comme pour me shooter et juste prendre ma dose. La seule
cigarette plaisir est la première du matin, avant même le petit déjeuner, celle qui vient calmer une nuit d'abstinence.
J'ai toujours dans l'idée d'avancer sans substitut, je tiens absolument à évacuer toute la nicotine qui empoisonne mon corps.
00h44 depuis mon arrêt.
18h45.
Premiers pas dans ma nouvelle vie d'ex-fumeur. Comme assez souvent je suis sorti acheter du pain pour ce soir. Pas d'envie de clope, jusqu'à ce que je monte dans la voiture... Et
là, sûrement poussé par un certain conditionnement, une forte envie de cigarette. Comme quoi Pavlov avait vu juste ! Mon cerveau m'a rappelé à ma vieille copine juste au moment ou je mettais
le contact, au même moment où habituellement j'en allume une. Ca va être une question de temps, une question de casser ces habitudes qui habitent mon quotidien.
Seulement quelques frêles heures de sevrage et je sens que je rentre doucement dans la nouvelle peau de celui qui est en plein sevrage.
03h35 depuis mon arrêt